La société évolue et l'industrie aussi !
La féminisation des métiers de l’ingénierie augmente d’année en année et le secteur de la gestion des déchets ne fait pas exception. Au Sitom Sud Gard, c’est Nathalie Caucat, ingénieure, qui assure le suivi de l’Unité de Valorisation Energétique Evolia et du centre de tri Valréna.
A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, elle revient sur son parcours et comment elle a su s’imposer dans un environnement professionnel majoritairement masculin.
Peux-tu nous résumer en quelques mots ton parcours ?
J’ai toujours aimé la biologie et les sciences de la vie et de la terre, j’ai donc orienté mes études vers ces domaines. Après un bac scientifique et une prépa bio, j’ai obtenu une maîtrise de sciences et techniques « mesures et traitement des pollutions et nuisances », puis un DESS « eau, santé, environnement ».
Ma première expérience professionnelle s’est inscrite dans cette lignée, dans une structure de l’industrie agro-alimentaire dans le Cantal. Ce fut une expérience formatrice et motivante, où il a fallu que je fasse mes preuves pour être reconnue à mon poste. Par la suite, j’ai travaillé chez un ensemblier pour des unités de compostage, en bureau d’études environnement et à la CCI avant finalement d’intégrer le Sitom Sud Gard en tant qu’ingénieure.
Quelles évolutions observes-tu sur la place des femmes dans les domaines techniques ? As-tu toi-même rencontré des obstacles dans ta carrière ?
Dans un milieu majoritairement masculin, chaque expérience professionnelle apporte son lot de « machisme ». L’événement le plus marquant pour moi fut la fois où j’ai dû faire reconnaître une inégalité de traitement. Mon intitulé de poste et ma rémunération différaient de mes collègues hommes, à poste et expérience équivalente… On m’a expliqué à l’époque que je ne pouvais pas bénéficier du titre de « chef de projet » car j’étais « une jeune femme ». Après échanges, le Directeur a finalement accédé à ma demande !
Aujourd’hui, je constate une réelle évolution de la place des femmes dans le domaine de l’ingénierie, avec plus de reconnaissance des compétences indépendamment du genre. Je pense que c’est lié à la représentativité des femmes sur ces métiers dits « techniques ». Nous sommes de plus en plus nombreuses : cela permet de féminiser ces postes, même si le sexisme reste sous-jacent dans tous les domaines historiquement et statistiquement masculins (BTP, ingénierie…).
Quels conseils donnerais-tu aux jeunes femmes désireuses de s'engager dans les métiers d'ingénierie ?
Les matières scientifiques et techniques ne sont pas l’apanage de la gent masculine. Faites ce qui vous plaît ! Sans vous soucier de ce que pourraient en penser les autres.
« Enjoy your job » et le reste suivra.






